• +32 61 22 54 79
  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Actualités

L’AKDT de Vincent Dujardin

Pour ce troisième épisode de « L’AKDT vue par… », c’est Vincent Dujardin qui s’est prêté au jeu !

Vincent est Conseiller artistique pour les sessions musicales à Libramont depuis 2013. Mais avant cela, dès 1995, il y a donné cours de saxophone.

Il a également participé à de nombreux stages auparavant à l’AKDT.

Voici ses réponses à nos questions :

1. Depuis quand connaissez-vous l’AKDT ?

Depuis mon 1er stage en tant que stagiaire en juillet 1986 mais j’en avais déjà entendu parler 2-3 ans auparavant par des amis musiciens qui m’en faisaient rêver...

2. Comment s’est passée votre arrivée ?

J’avais été lauréat du concours national du Crédit communal intitulé « Pro Civitate » et un des prix était un stage d’instrument à l’AKDT offert pour 2 années. Grâce à cela, j’ai pu participer à ces stages mythiques en ‘86 et ‘87 car, sans cela, c’eut été impossible, mes parents n’avaient pas les moyens d’offrir ce genre de cours à leurs 4 enfants.

3. Vous êtes plutôt aca d’été ou stages hors saison ?

J’ai donné cours dans les deux formules. Il est vrai que l’été est plus propice à la détente et l’apprentissage car hors du rythme effréné de la vie mais les stages durant l’année scolaire apportent également une belle bouffée d’air capable justement de briser ce rythme. Les deux formules me plaisent.

4. Plutôt AKDT à Libramont ou à Neufchâteau ?

En tant que stagiaire ou professeur, je n’ai jamais vécu que Libramont. Depuis que je suis conseiller artistique, je fréquente plus souvent Neufchâteau et connais mieux cet espace grâce également aux réunions du conseil culturel de l’AKDT.

Même si je n’ai pas de préférence, la formule de Libramont est extraordinaire de par la présence des arts plastiques aux côtés de stages de musique et les collaborations qu’elle permet.

De plus, l’éclectisme des stages de musique à Libramont est unique en Europe ! Peut-être même au-delà… Il s’agit d’une richesse exceptionnelle : on voyage depuis le Moyen-âge aux musiques d’aujourd’hui et elles se côtoient en direct.

5. AKDT : le jour ou la nuit ?

Dans tous les stages, la vie parallèle aux cours est importante. L’AKDT a cette particularité qu’elle permet et incite même à cette vie vespérale et nocturne. Mais cette vie est intimement liée aux stages eux-mêmes et permet la mise en pratique directe des apprentissages grâce aux scènes ouvertes sur lesquelles se produisent spontanément les professeurs et les élèves, une « promiscuité » scénique enrichissante pour tous. Sans parler des soirées plus philosophiques durant lesquelles on refait le monde. En tout cas, on essaie de l’améliorer.

6. Vous choisiriez plutôt l’internat ou l’externat ?

Si l’on veut profiter de tout et donc aussi du spontané ou de l’imprévu, il faut être sur le site car beaucoup de choses surviennent de façon inattendue, jaillissante !
Si on a besoin d’énergie, donc de repos, pour profiter au maximum de son stage, il vaut mieux être en-dehors…

Personnellement, je dors vite et bien, donc comprenez que je préfère la première formule...

7. Vous prendriez vos repas à la cantine ou à l’extérieur ?

Je les prends la plupart du temps in situ : en tant que professeur, c’est un gain de temps important ! Surtout qu’aujourd’hui, il y a toujours moyen de bien y manger.

En tant que conseiller présent 23 jours d’affilée, quelques escapades dans l’un ou l’autre restaurant de la région me font le plus grand bien.

8. Par quel secteur êtes-vous le plus attiré(e) : Musique, Arts plastiques, Danses et musiques du monde, arts du spectacle ?

Forcément, de par mon métier de saxophoniste, par la musique. Mais depuis mes débuts de musiciens, j’ai toujours adoré et pratiqué la multidisciplinarité et même la transdisciplinarité. C’est beaucoup plus enrichissant et épanouissant pour l’artiste qui est en moi.

9. Avez-vous déjà participé à un stage ? Si oui, lequel ?

En tant que stagiaire, ceux de saxophone... il y a bientôt 30 ans (gloups…).

Quel souvenir en gardez-vous ?

Ce n’était pas la même formule qu’aujourd’hui. Nous étions présents durant presque deux semaines et il s’agissait de cours de type master class mais les professeurs étaient déjà de très grande qualité et l’ambiance également déjà au rendez-vous.

10. Le stage que vous aimeriez donner ?

Si je devais à nouveau donner un stage, il s’agirait d’un atelier pluri ou multidisciplinaire basé sur les paramètres conjoints de la créativité, de la création et de l’expression artistiques, que ce soit avec un plasticien, un comédien, un danseur ou tout autre artiste mais qui permet l’enrichissement de l’un par la découverte de l’autre, de sa personne, de ses pratiques et démarches artistiques et humanistes. Thème profondément sociétal s’il en est, peut-être encore plus aujourd’hui...

11. Le stage auquel vous aimeriez participer ?

Peut-être un stage de marqueterie ou orienté vers la lecture. Mais de toute façon, un stage qui permette de prendre du temps pour moi. C’est d’ailleurs un peu ce que font tous les stagiaires : prendre du temps pour soi.

12. Le stage dans lequel vous rêveriez d’exceller ?

Aucune idée… Exceller, tout un programme… Une réalité ? Un possible ? Faire du mieux que je peux, c’est ce que j’ai toujours essayé de faire dans ma vie. C’est aux autres de penser ou d’évaluer si j’ai excellé, pas à moi, me semble-t-il.

13. Quel est le nouveau stage que vous aimeriez programmer ?

J’en ai déjà apporté quelques-uns. S’il n’y avait pas les contingences logistiques inhérentes à tout type d’organisation, il s’agirait d’un stage de création artistique mêlant toutes les dernières technologies.

14. Votre meilleur souvenir à l’AKDT ?

Les rencontres humaines et artistiques que j’ai pu y vivre : j’ai pu rencontrer des personnalités magnifiques, enrichissantes, généreuses et ouvertes. On ne mesure pas assez l’importance que cela peut avoir sur soi et les autres.

15. Votre pire souvenir à l’AKDT ?

La nourriture de la cantine dans les années ‘80… (ha ha).

16. Votre plus belle rencontre ?

Elles sont nombreuses, très nombreuses. Mais, je vais en citer deux qui ont fait l’AKDT et qui lui ont permis d’évoluer au gré des conseillers artistiques et de la société : dès le départ j’ai connu celle qui a peut-être été la « mamy » de tous les stagiaires de l’AKDT, Anne Namurois, qui est partie à la retraite bien méritée il y a quelques années : une gentillesse et une générosité incroyable, incomparable !

Ensuite, Daniel Magnan qui a dû et su s’adapter à toutes les évolutions sur ces 40 années (au moins...), restant à l’écoute des besoins de chacun, cherchant toujours à les comprendre et à les satisfaire, alors que le cadre est parfois étroit ou insatisfaisant pour certains.

Alors que l’AKDT est un peu « leur bébé », ces deux personnes ont permis que l’AKDT soit ce qu’elle est aujourd’hui et surtout qu’elle soit toujours là aujourd’hui. Combien d’artistes ont pu se révéler, s’exprimer, se tester ici, dans cet immense laboratoire artistique ? Il faut que cela dure !!!

17. Votre plus belle découverte ?

C’est difficile d’en dégager une, il y a eu tellement de moments magiques et de rencontres incroyables.

Lié à l’émotion de l’actualité de l’année dernière, je citerai un fabuleux Monsieur : Jean-Didier VANDER VORST. Il incarnait le talent, l’humanisme, l’humilité, la compétence et la vocation, la dévotion à une passion à un métier et aux autres.

18. Avez-vous un scoop/une anecdote à raconter sur l’AKDT ?

En 30 ans, il y en a de trop et certaines doivent rester plutôt secrètes ou, à tout le moins discrètes…

Toute microsociété, comme l’AKDT, devrait refléter la société globale mais ce n’est pas le cas. Ce serait merveilleux si le monde pouvait ressembler partout à l’AKDT.

Une des magies de l’AKDT est aussi de parvenir à créer une véritable équipe, parfois même de véritables amitiés, entre toutes les personnes qui y travaillent, quelque soit leur fonction ou qualité, alors qu’elles n’y prestent pour la plupart que 7 ou 8 jours par an. Incroyable ! Pareil avec les stagiaires : on se voit quelques jours en juillet et puis, de façon impromptue, on croise quelqu’un à Bruxelles, Lisbonne, Kinshasa ou Fontaine-l’Evêque et surgit un : « Oh, tu étais à l’AKDT, je te reconnais ! ».

Autre particularité de l’institution : il y a ceux que l’on appelle « les enfants de l’AKDT » et beaucoup y sont ou y ont été professeurs : mon petit dernier, Matisse, en est un aussi puisque depuis sa naissance, il vient ici et s’engorge, s’enivre (consciemment et inconsciemment) de tout ce qu’il s’y passe, artistiquement mais surtout humainement. Sa pire punition : ne pas pouvoir venir ici !

 19. Comment décririez-vous l’AKDT à quelqu’un qui ne la connaît pas ?

Il s’agit d’un vivier d’apprentissage et de créativité débordant d’énergie duquel on ressort différent de ce que l’on était avant d’y entrer.

20. En un mot, l’AKDT c’est…

MAGIQUE, UNIQUE, A VIVRE AU MOINS UNE FOIS DANS SA VIE !


L'AKDT vue par Vincent Dujardin - Episode 3


© AKDT - Royale Académie Internationale d’Été de Wallonie